Le lancement des nouveaux XGIMI Aura se fera en plusieurs phases : d'abord une réservation sur le site officiel, ensuite une campagne de financement participatif et, enfin, une commercialisation sur les sites habituels. Comme pour les modèles précédemment lancés sur Kickstarter, vous devriez avoir la possibilité de les acheter à un prix réduit.
Précommande sur le site officiel : XGIMI Aura 3 Pro et Max (xgimi.com)
Commander sur Kickstarter (prix réduit) : Campagne Kickstarter
Test vidéo
Langue: FRSous-titres disponibles
Ligne du temps
24/09/2026 : réception des deux nouveaux XGIMI Aura 3. Le test peut commencer. Il devrait être terminé vers le 10 octobre ; si certaines parties sont encore incomplètes au moment de votre visite, elles seront ajoutées progressivement.20/10/2026 : date estimée du lancement de la campagne Kickstarter.
Pourquoi ce projecteur?
Comme je l'écrivais en introduction, XGIMI n'avait plus lancé de projecteur à focale ultra-courte depuis environ deux ans. Entre-temps, le marché a beaucoup évolué, notamment avec des marques comme Formovie, AWOL, Valerion ou Hisense. Les nouveaux modèles ont fait progresser l'offre, avec davantage de luminosité, de contraste et de fonctionnalités. XGIMI avait déjà renouvelé ses autres gammes : il ne manquait donc plus qu'un nouvel Aura pour compléter le tableau.Les principales différences annoncées entre ces deux nouveaux modèles concernent le contraste et la luminosité.
XGIMI Aura 3 Pro: 4100 lumens / 7000:1
XGIMI Aura 3 Max: 5700 lumens / 8000:1
Le XGIMI Aura 2 était annoncé à 2 300 lumens, avec un contraste réel que j'avais mesuré aux alentours de 1 500:1.
Sur le papier, l'évolution est donc importante par rapport au modèle précédent, mais elle ne se limite pas à ces deux caractéristiques. On retrouve également :
- une source triple laser (contre Dual Light sur l’Aura 2)
- un contraste dynamique
- un traitement visant à réduire l’effet arc-en-ciel
- de l'IA pour traiter l'image
- Dolby Vision et IMAX
- un double iris mécanique
- 120 Hz en 4K
- une latence très faible
- 80 watts en audio
- un lissage des mouvements plus efficace
- une couverture du gamut pouvant atteindre le Rec. 2020
- etc.
Une grande partie de ces nouveautés est apparue chez XGIMI avec les gammes Horizon 20 et Titan Noir. Les nouveaux Aura 3 reprennent donc plusieurs avancées introduites par la marque ces deux dernières années. XGIMI n'est évidemment pas seul sur ce marché, mais avec les prix de lancement annoncés, ces deux projecteurs pourraient rencontrer un certain succès… à condition que les promesses se vérifient dans mes tests.
Déballage
À l'ouverture de la boîte du XGIMI Aura 3 Pro, on retrouve les accessoires habituels avec le câble d'alimentation, la télécommande, deux piles et le manuel d'utilisation. XGIMI ajoute cependant un élément devenu assez rare: deux paires de lunettes 3D. Cela faisait longtemps que je n'en avais plus trouvé dans la boîte d'un projecteur et je pensais même que cette fonctionnalité avait progressivement été abandonnée par les constructeurs. Je reçois pourtant encore régulièrement des questions à propos de la 3D, ce qui montre qu'il existe toujours un public intéressé. Le choix de XGIMI d’inclure directement deux paires de lunettes montre que la marque n’a pas abandonné cette fonctionnalité.
La télécommande ne réserve pas vraiment de surprise si vous connaissez les modèles récents de la marque. Elle est très proche de celles utilisées avec les Horizon 20 ou le Titan Noir, aussi bien au niveau du design que de la disposition des touches. Elle intègre également un système de détection de mouvement et certains boutons disposent d'un rétroéclairage, ce qui est pratique lorsqu'on utilise le projecteur dans l'obscurité.
Le manuel fourni avec le projecteur apporte également une information intéressante puisqu'il couvre trois références: Aura 3 Pro, Aura 3 Max et Aura 3 Ultra Max. Ce dernier n’est pas encore commercialisé au moment où j’écris ce test, mais sa présence dans la documentation laisse penser qu’il pourrait arriver ultérieurement. Il ne serait d'ailleurs pas surprenant que XGIMI complète encore cette gamme avec un Aura 3 plus classique. Cela correspondrait assez bien à l'organisation adoptée sur d'autres familles de produits de la marque, avec différentes déclinaisons allant du modèle standard jusqu'aux versions Pro, Max et Ultra Max.
L'Aura 3 Pro est un projecteur assez imposant. Il mesure 58,8 cm de large pour 29,5 cm de profondeur et 13,8 cm de hauteur. Il prend donc un peu plus de place que son prédécesseur, qui mesurait environ 51 x 27 x 14,4 cm. Malgré cette augmentation des dimensions, le poids reste assez proche avec environ 9 kg.
Finition
Les XGIMI Aura 3 Pro et Aura 3 Max sont identiques extérieurement. Je vais donc utiliser les mêmes photos pour illustrer les deux tests.Pour bien mesurer le changement apporté par cette nouvelle génération, il est intéressant de se rappeler le design du XGIMI Aura 2. Ce dernier avait adopté une apparence assez douce, presque scandinave, avec des couleurs claires et une grande partie de son châssis recouverte de tissu. Avec l'Aura 3 Pro, XGIMI change complètement de registre.
Les formes sont maintenant beaucoup plus marquées et le projecteur donne immédiatement une impression plus massive. La façade constitue probablement l'élément le plus distinctif avec une finition qui reproduit l'apparence d'un bois verni, un peu comme les inserts décoratifs que l'on peut retrouver dans l'habitacle de certaines voitures haut de gamme. Derrière cette façade se cache également le système audio Harman Kardon d'une puissance de 80 watts. C'est une puissance particulièrement élevée pour un projecteur XGIMI et cela donne déjà une bonne indication de la place accordée à la partie audio sur cette nouvelle génération.
Cette finition façon bois ne se limite pas à la face avant puisqu'elle se poursuit également sur les flancs du projecteur. Le traitement est en revanche plus conventionnel à l'arrière, où XGIMI revient à une surface en plastique plus classique et mieux adaptée à une zone principalement réservée à la connectique.
Cette connectique est d'ailleurs particulièrement généreuse. On retrouve à l'arrière un port réseau Ethernet RJ45, une sortie audio numérique optique SP/DIF, une sortie casque au format jack, deux ports USB 2.0 ainsi qu'un port USB 3.0. Trois entrées HDMI sont également disponibles et le deuxième port HDMI prend en charge l'eARC.
XGIMI a aussi revu la manière dont la partie optique est protégée lorsque le projecteur n'est pas utilisé. Sur l'Aura 2, un élément coulissant venait dégager la zone de projection. L'Aura 3 Pro utilise plutôt un grand clapet motorisé qui se soulève à la manière d'un capot. Au-delà de l'aspect esthétique, cette solution a aussi l'avantage de masquer directement la source laser une fois le projecteur en fonctionnement. J'aime assez bien cette approche car elle limite la visibilité des éventuels reflets lumineux sur la partie supérieure et centrale du boîtier.
La prise d’alimentation est installée à l'arrière, ce qui est assez courant sur les projecteurs à ultra courte focale. J'aurais cependant préféré la voir sur un des côtés. Avec une focale aussi courte, chaque centimètre compte pour positionner le projecteur au plus près du mur ou de l'écran. Déporter le câble d'alimentation latéralement aurait donc éventuellement permis de gagner encore un peu de profondeur lors de l'installation.
Sous le projecteur, XGIMI a prévu quatre petits pieds réglables. Ils permettent d'effectuer de légères corrections mécaniques de l'inclinaison et facilitent donc la mise à niveau du projecteur avant de commencer les réglages de l'image.
L'Aura 3 Pro est donc très différent de l'Aura 2, aussi bien sur le plan technique que visuel. XGIMI aurait pu simplement faire évoluer le design précédent, mais la marque a préféré marquer clairement le passage à une nouvelle génération. Je trouve le résultat plutôt réussi. Malgré ses dimensions assez importantes, son apparence a été suffisamment travaillée pour qu'il puisse rester visible dans un salon sans donner l'impression d'y avoir installé du matériel purement technique.
Il reste évidemment possible de l'intégrer dans un meuble si vous souhaitez une installation plus discrète. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de tester ce type de configuration avec un meuble équipé d'un tiroir mécanique :
Shore RolaTV : meuble home cinema laser TV
Si vous avez ce genre de meuble, il vous faudra libérer 22 cm en hauteur dans votre tiroir pour que le projecteur puisse ouvrir son capot.
Consommation électrique
J'ai mesuré une consommation de 88 watts avec le laser au minimum et de 168 watts au maximum. C'est un niveau de consommation très raisonnable pour un projecteur aussi lumineux. Il est à peu près comparable à celui du Titan Noir Pro, mais avec une luminosité inférieure.Bruit de fonctionnement
J'ai mesuré un bruit de fonctionnement inférieur à 38 dB, sans pouvoir être plus précis, car le bruit ambiant de ma pièce limitait la mesure. Le projecteur émet un léger bourdonnement audible, mais peu susceptible de vous déranger. Un bruit supplémentaire se fait parfois entendre lorsque l'iris intervient ; là encore, rien de vraiment problématique.Qualité d'image
ColorimétriePlus d'explications sur la colorimétrie
La fidélité des couleurs (colorimétrie) peut être mesurée de manière objective. Cette mesure s’effectue avec un instrument adapté (colorimètre, spectroradiomètre, etc.) qui permet de comparer la couleur affichée à une référence. Cette différence s'exprime en delta E (abréviation: dE). Un dE supérieur à 3 peut généralement correspondre à un écart perceptible, selon les couleurs et les conditions d’observation.
Le dE doit donc être le plus bas possible mais les projecteurs ont rarement un dE inférieur à 3 en sortie de boîte. Ils sont souvent entre 5 et 10, seule une calibration permet de régler correctement les couleurs.
Pour une calibration précise, il est préférable d’utiliser un équipement de mesure adapté ou de faire appel à un professionnel. Je partage mes paramètres, qui correspondent à mon installation. Ces paramètres pourraient fonctionner pour votre situation mais ce n'est pas une garantie, il faut donc les prendre comme une indication de la direction à suivre.
Pour identifier la configuration la plus fidèle parmi celles disponibles, je commence par mesurer le blanc dans chaque mode d'image et à chaque niveau d'iris. Ces premières mesures ont été réalisées sur un écran blanc. Je reviendrai plus loin sur l'influence d'un écran ALR.
| Configuration | Iris F2 | Iris F3 | Iris F4 | Iris F5 | Iris F7 | Dynamic |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Movie | 8,04 | 5,52 | 2,22 | 12,54 | 12,21 | 14,10 |
| Sports | 10,08 | 11,09 | 12,92 | 10,97 | 12,31 | 10,39 |
| Standard | 10,55 | 11,08 | 13,14 | 11,60 | 12,33 | 11,03 |
| Vivid | 12,35 | 12,98 | 12,11 | 10,94 | 12,65 | 20,03 |
| Film Maker | 7,76 | 3,85 | 11,06 | 10,46 | 14,00 | - |
| Game | 10,14 | 11,16 | 13,23 | 11,26 | 12,07 | 10,33 |
| ISF Night | 5,77 | 6,91 | 4,21 | 11,36 | 10,29 | 14,08 |
| ISF Day | 6,69 | 7,58 | 3,77 | 11,59 | 7,64 | 14,05 |
Voici l'analyse de la fidélité des couleurs primaires et secondaires pour cette configuration "Film":
| Couleur | F2 | F3 | F4 | F5 | F7 | Dynamic |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Blanc | 8,29 | 7,70 | 4,12 | 11,06 | 10,74 | 14,84 |
| Rouge | 1,41 | 1,71 | 1,14 | 3,08 | 3,00 | 1,01 |
| Vert | 2,01 | 2,26 | 2,08 | 2,92 | 2,50 | 2,25 |
| Bleu | 0,97 | 1,12 | 1,26 | 1,26 | 0,96 | 0,54 |
| Jaune | 2,50 | 2,14 | 1,41 | 3,22 | 3,61 | 5,63 |
| Cyan | 6,75 | 6,40 | 4,03 | 9,20 | 7,18 | 7,51 |
| Magenta | 1,15 | 1,01 | 1,75 | 0,82 | 1,78 | 1,20 |
| Delta E moyen | 3,30 | 3,19 | 2,26 | 4,51 | 4,25 | 4,71 |
Si vous choisissez F4, vous disposerez encore de 1 141 lumens exploitables (voir mes mesures de luminosité). C'est suffisant pour envisager un écran de 120 pouces dans l'obscurité, selon le niveau de luminance recherché. Pour un écran plus grand, vous pourrez ouvrir davantage l'iris. Une autre solution consiste à choisir le XGIMI Aura 3 Max, que j'ai également testé : son comportement est similaire, mais il est plus lumineux.
À ce stade du test, une première conclusion se dégage. J'ai utilisé un écran Vevor bon marché, acheté 120 €, avec l'iris F4 du mode Film. Cette combinaison produit une image dont j'apprécie particulièrement le rendu des couleurs, avec un contraste mesuré supérieur à 3 000:1 (voir mes mesures de contraste).
Si vous comptez utiliser ce projecteur dans l'obscurité, cette configuration offre déjà tout ce qu'il faut pour obtenir une excellente image.
Si vous comptiez utiliser le projecteur dans une pièce lumineuse, l'écran blanc est à proscrire car votre image serait complètement délavée. J'ai testé ce projecteur avec un écran ALR qui permet d'atténuer l'effet de la lumière ambiante. Avec ce type d'écran l'image sera nettement plus regardable mais il ne faut pas perdre de vue que vous n'obtiendrez jamais l'équivalent d'une bonne télévision utilisée dans les mêmes conditions. Le projecteur n'est pas capable de générer du noir donc toutes les zones les plus sombres prendront la luminosité ambiante comme point de départ et le noir deviendra franchement gris.
Avec un écran ALR, vous allez perdre nettement moins de contraste mais je vais vous montrer que la colorimétrie change également parce que la couleur de l'écran n'est pas neutre comme celle de mon écran précédent.
Comme pour mon premier test, je scanne tous les blancs sur toutes les configurations sur mon écran ALR NothingProjector de 120 pouces:
| Configuration | Iris F2 | Iris F3 | Iris F4 | Iris F5 | Iris F7 | Dynamic |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Movie | 7472 K / ΔE 23,14 | 7242 K / ΔE 23,84 | 7241 K / ΔE 24,09 | 6915 K / ΔE 22,62 | 6686 K / ΔE 10,97 | 7291 K / ΔE 23,82 |
| Sports | 9005 K / ΔE 22,84 | 8787 K / ΔE 23,20 | 8462 K / ΔE 23,21 | 7746 K / ΔE 21,16 | 9417 K / ΔE 12,86 | 8723 K / ΔE 23,01 |
| Standard | 9018 K / ΔE 22,88 | 8763 K / ΔE 23,18 | 8403 K / ΔE 23,12 | 7705 K / ΔE 21,26 | 9475 K / ΔE 13,03 | 8755 K / ΔE 23,28 |
| Vivid | 8863 K / ΔE 23,84 | 8817 K / ΔE 23,51 | 8802 K / ΔE 23,60 | 7804 K / ΔE 23,99 | 8501 K / ΔE 13,54 | 9015 K / ΔE 23,39 |
| Film Maker | 7457 K / ΔE 23,15 | 7269 K / ΔE 23,78 | 7253 K / ΔE 24,16 | 6922 K / ΔE 22,65 | 6687 K / ΔE 11,00 | 7275 K / ΔE 23,80 |
| Game | 9018 K / ΔE 23,04 | 8770 K / ΔE 23,17 | 8472 K / ΔE 23,24 | 7753 K / ΔE 21,27 | 9443 K / ΔE 13,01 | 8821 K / ΔE 23,24 |
| ISF Night | 6925 K / ΔE 23,09 | 6914 K / ΔE 20,46 | 6946 K / ΔE 10,80 | 6918 K / ΔE 22,35 | 6672 K / ΔE 10,18 | 7250 K / ΔE 23,69 |
| ISF Day | 6957 K / ΔE 23,17 | 6924 K / ΔE 20,47 | 6939 K / ΔE 10,72 | 6904 K / ΔE 22,30 | 6682 K / ΔE 10,23 | 7257 K / ΔE 23,67 |
Si je me concentre maintenant sur l'une des configurations les plus intéressantes, d'abord en SDR puis en HDR, voici les résultats :
Configuration "ISF Day" en SDR:
| Couleur | F2 | F3 | F4 | F5 | F7 | Dynamic |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Blanc | 23,17 | 20,47 | 10,72 | 22,30 | 10,23 | 23,67 |
| Rouge | 1,38 | 1,39 | 1,44 | 0,69 | 3,27 | - |
| Vert | 1,86 | 1,77 | 1,51 | 1,90 | 1,88 | - |
| Bleu | 0,74 | 0,28 | 0,88 | 1,02 | 0,86 | - |
| Jaune | 13,01 | 9,70 | 4,23 | 12,18 | 4,18 | - |
| Cyan | 15,11 | 11,41 | 4,07 | 13,80 | 5,83 | - |
| Magenta | 1,32 | 0,36 | 1,90 | 0,73 | 2,46 | - |
| Delta E moyen | 8,08 | 6,48 | 3,54 | 7,51 | 4,10 | - |
Voici ce que ça donne pour le HDR:
| Couleur | F2 | F3 | F4 | F5 | F7 | Dynamic |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rouge | 10,26 | 9,79 | 8,80 | 6,95 | 11,14 | 11,42 |
| Vert | 1,09 | 0,98 | 0,90 | 0,94 | 0,48 | 0,92 |
| Bleu | 2,21 | 1,06 | 2,14 | 2,71 | 2,21 | 1,22 |
| Jaune | 15,12 | 15,67 | 16,26 | 13,86 | 6,78 | 15,74 |
| Cyan | 7,53 | 9,42 | 10,59 | 9,86 | 3,99 | 9,24 |
| Magenta | 3,58 | 3,25 | 3,08 | 2,73 | 2,49 | 3,37 |
| Delta E moyen | 6,63 | 6,69 | 6,96 | 6,17 | 4,51 | 6,98 |
Résultats avec calibration
J'ai ajusté quelques paramètres pour améliorer le résultat :
| Couleur | Delta E 2000 |
|---|---|
| Blanc | 1,41 |
| Rouge | 1,71 |
| Vert | 1,65 |
| Bleu | 1,80 |
| Jaune | 1,25 |
| Cyan | 1,61 |
| Magenta | 3,01 |
| Moyenne | 1,78 |
Rouge 70
Vert 43
Bleu 45
Ces changements compensent une grande partie de la dérive observée avec ma toile dans ces conditions de mesure. J'ai utilisé F2 comme référence, mais ces réglages devront être adaptés en fonction du niveau d'iris, qui influence également la colorimétrie. Ils ne remplacent donc pas une calibration réalisée sur votre propre installation.
Si cet écran vous intéresse:
Écran ALR motorisé NothingProjector 120 pouces : test / avis
Sinon le Vevor est ici:
Vevor.com
Luminosité
Plus d'explications sur la luminosité
La luminosité pour un projecteur est absolument cruciale. La luminosité peut être annoncée en lumens ANSI ou ISO, et les chiffres des constructeurs ne correspondent pas toujours à la luminosité obtenue dans un mode d’image fidèle.
Je mesure la luminosité avec un luxmètre et je convertis mes mesures en lumens ANSI par rapport à la surface de projection. Vous obtenez ainsi une valeur réelle.
Un vidéoprojecteur, même lumineux, ne peut généralement pas rivaliser avec une télévision en pleine lumière. L'apport de lumière (naturelle ou artificielle) aura pour effet de réduire drastiquement le contraste de votre image. Avec une luminosité inférieure à 1000 lumens ANSI, il faut utiliser le projecteur dans l'obscurité totale.
Le XGIMI Aura 3 Pro est annoncé à 4 100 lumens ISO. Ce chiffre correspond à une condition de mesure qui ne représente pas nécessairement une utilisation avec des couleurs fidèles. Les modes les plus lumineux, notamment le mode Boost, peuvent en effet produire une image peu exploitable sur le plan de la colorimétrie.
Voici mes mesures de luminosité, comparées à celles du XGIMI Aura 3 Max. C'est un critère important pour déterminer lequel de ces deux projecteurs convient le mieux à votre installation :
| Configuration | Iris | Aura 3 Pro (lumens) | Aura 3 Max (lumens) |
|---|---|---|---|
| Standard | 2 | 1956 | 2499 |
| Standard | 3 | 1565 | 2016 |
| Standard | 4 | 1135 | 1344 |
| Standard | 5 | 842 | 935 |
| Standard | 7 | 353 | 409 |
| Standard | Dynamic | 1451 | 1870 |
| Movie | 2 | 1972 | 2674 |
| Movie | 3 | 1570 | 2075 |
| Movie | 4 | 1141 | 1395 |
| Movie | 5 | 847 | 964 |
| Movie | 7 | 358 | 416 |
| Movie | Dynamic | 1462 | 1958 |
| Vivid | 2 | 2576 | 3112 |
| Vivid | 3 | 2065 | 2433 |
| Vivid | 4 | 1510 | 1746 |
| Vivid | 5 | 1119 | 1220 |
| Vivid | 7 | 472 | 584 |
| Vivid | Dynamic | 1934 | 2353 |
| Film Maker | 2 | 1978 | 2681 |
| Film Maker | 3 | 1559 | 2053 |
| Film Maker | 4 | 1141 | 1388 |
| Film Maker | 5 | 847 | 957 |
| Film Maker | 7 | 358 | 409 |
| Film Maker | Dynamic | 1462 | 1965 |
| Game | 2 | 1983 | 2528 |
| Game | 3 | 1565 | 2009 |
| Game | 4 | 1135 | 1344 |
| Game | 5 | 847 | 935 |
| Game | 7 | 353 | 401 |
| Game | Dynamic | 1440 | 1885 |
| Sports | 2 | 1956 | 2506 |
| Sports | 3 | 1548 | 2002 |
| Sports | 4 | 1135 | 1344 |
| Sports | 5 | 842 | 935 |
| Sports | 7 | 353 | 401 |
| Sports | Dynamic | 1445 | 1878 |
| ISF Day | 2 | 1983 | 2689 |
| ISF Day | 3 | 1576 | 2068 |
| ISF Day | 4 | 1141 | 1395 |
| ISF Day | 5 | 853 | 957 |
| ISF Day | 7 | 358 | 409 |
| ISF Day | Dynamic | 1467 | 1958 |
| ISF Night | 2 | 1975 | 2659 |
| ISF Night | 3 | 1570 | 2053 |
| ISF Night | 4 | 1146 | 1373 |
| ISF Night | 5 | 842 | 957 |
| ISF Night | 7 | 358 | 409 |
| ISF Night | Dynamic | 1462 | 1951 |
Écran de 100 pouces: 800 lumens
Écran de 120 pouces: 1140 lumens
Écran de 140 pouces: 1550 lumens
Ces repères supposent une obscurité totale. En les comparant aux mesures du projecteur, on constate que l'Aura 3 Pro dispose déjà d'une luminosité suffisante pour une grande image dans ces conditions. Le modèle Max ne sera donc pas indispensable pour tout le monde.
Par contre, si vous voulez utiliser le projecteur avec de la lumière ambiante, il vous faudra plus de luminosité. Avec l'outil ci-dessous, vous avez la possibilité de déterminer la luminosité nécessaire dans une pièce partiellement ou totalement éclairée:
Ces valeurs donnent une indication de la luminosité nécessaire, mais ne perdez pas de vue qu'une projection en pleine lumière reste difficile. Même si l'outil affiche une case verte, cela ne signifie pas que le contraste sera satisfaisant : le noir projeté sera éclairci par la lumière ambiante et pourra apparaître gris.
Vous pouvez réduire ce problème avec un écran ALR mais le résultat sur le noir ne sera jamais équivalent à celui d'une télévision.
Contraste
Plus d'explications sur le contraste
Le contraste (on/off) permet de mesurer l'écart entre le blanc et le noir. Cette mesure donne une indication sur la capacité d'un projecteur à produire un bon rendu dans les scènes sombres.
Un contraste inférieur à 500:1 est à considérer comme un contraste très faible et la conséquence sera surtout visible dans les scènes sombres où vous perdrez des détails. Cela pose moins de problème pour le sport, les films lumineux ou encore les dessins animés.
Un taux de contraste faible ne veut pas dire qu'un projecteur n'est pas utilisable, il faut juste être conscient que pour des films comme Aliens, les scènes sombres ne permettront plus de distinguer les détails.
Avec cette première image, vous pouvez déjà vous faire une idée du contraste sur ce projecteur. Cette scène sombre est parfaitement visible même dans les détails.
J'ai mesuré le contraste dans tous les modes d'image, mais je présente ici les résultats du mode « Standard », les valeurs étant très proches dans les autres modes.
| Iris | Aura 3 Pro / Ecran blanc | Aura 3 Pro / Écran ALR | Aura 3 Max / Ecran blanc | Aura 3 Max / Écran ALR |
|---|---|---|---|---|
| 2 | 1621:1 | 1667:1 | 1644:1 | 2001:1 |
| 3 | 2526:1 | 2723:1 | 2845:1 | 3267:1 |
| 4 | 3317:1 | 3606:1 | 4181:1 | 4484:1 |
| 5 | 3444:1 | * | 4740:1 | * |
| 7 | 3250:1 | * | 5091:1 | * |
| Dynamic | 4603:1 | * | 5167:1 | 6061:1 |
Le contraste séquentiel atteint donc un très bon niveau, comparable à celui de certains modèles de la gamme Titan Noir. J'ai encore un « vieux » Formovie Theater Premium dans mon meuble de projection : il atteint environ 3 000:1 sans iris. C'est toujours un bon projecteur, mais les nouveaux Aura peuvent le dépasser avec certains réglages d'iris, tout en proposant un système de contraste dynamique.
Ces mesures peuvent surprendre, car le gain de contraste associé à l'écran ALR n'est pas constant. Une explication possible est la lumière réfléchie par les surfaces de la pièce, qui revient éclairer l'écran et influence la mesure. Avec F2 et F3, la quantité de lumière projetée est plus élevée ; lorsque l'iris se ferme, ces réflexions peuvent diminuer. Le gain dépend donc aussi des conditions de mesure et de l'environnement. Dans certains cas, il approche 17 %, mais il ne faut pas généraliser ce chiffre à toutes les installations.
Ce qui est également intéressant avec l'écran ALR c'est que le niveau de noir touche plus vite la limite inférieure de ma mesure donc non seulement vous gagnez en contraste mais le noir gagne fortement en profondeur.
Au final, l'Aura 3 Max atteint un contraste plus élevé dans plusieurs configurations, notamment grâce à sa luminance du blanc plus importante. L'Aura 3 Pro présente parfois un niveau de noir plus bas, mais pas suffisamment pour prendre l'avantage sur le rapport de contraste.
Et le DBLE (dynamic black level enhancement) ?
Ce procédé ajuste dynamiquement la luminosité pour abaisser le niveau de noir selon le contenu affiché. Il ne faut donc pas confondre son résultat avec le contraste séquentiel natif. Le Titan Noir proposait déjà un DBLE relativement efficace, mais la présence de sous-titres pouvait perturber son fonctionnement. Sur ces deux nouveaux Aura, je n'ai pas constaté ce problème : la régulation paraît plus rapide et les sous-titres ne provoquent pas de variation visible dans mes essais.
Avec le DBLE activé, le noir descend sous la limite de mesure de mon équipement. Le contraste calculé peut alors dépasser 50 000:1, mais cette valeur doit être considérée comme une estimation plutôt que comme une mesure précise.
Est-ce que le DBLE modifie les couleurs?
Oui mais nettement moins que sur les générations précédentes:
| Couleur | x sans DBLE | y sans DBLE | x avec DBLE | y avec DBLE | Δu'v' | Écart luminance |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Blanc | 0,3151 | 0,3378 | 0,3147 | 0,3357 | 0,0011 | -0,5 % |
| Rouge | 0,6440 | 0,3304 | 0,6403 | 0,3310 | 0,0038 | -0,6 % |
| Vert | 0,3010 | 0,6143 | 0,3014 | 0,6160 | 0,0005 | +0,2 % |
| Bleu | 0,1469 | 0,0536 | 0,1464 | 0,0514 | 0,0049 | -5,4 % |
| Jaune | 0,4181 | 0,5057 | 0,4144 | 0,5131 | 0,0045 | +2,0 % |
| Cyan | 0,2275 | 0,3407 | 0,2280 | 0,3425 | 0,0009 | +1,2 % |
| Magenta | 0,3145 | 0,1456 | 0,3131 | 0,1463 | 0,0023 | +1,2 % |
Donc si le contraste de base ne vous suffit pas (alors qu'il est déjà bon), vous avez cette fois la possibilité d'abaisser encore plus le noir grâce au DBLE.
Netteté
J'ai analysé la netteté avec plusieurs mires graphiques et textuelles. Dans l'ensemble, elle est bonne : les contours sont bien définis, même sur des éléments assez fins. Le résultat n'est pas aussi précis que sur le Titan Noir Pro, et j'observe un léger débordement de couleur autour du texte blanc sur fond noir, sans que cela soit de nature à gâcher l'expérience. Compensation mouvements
Plus d’explications sur la compensation des mouvements (MEMC)
De nombreux vidéoprojecteurs utilisent une fréquence de 60 Hz, ce qui veut dire qu'ils diffusent 60 images par seconde. De nombreux films ont été conçus pour diffuser 24 images par secondes. Cela veut dire que pour chaque seconde, le film de dispose pas assez d'images pour combler les 60 images diffusées par le projecteur.
Ceci se traduit la plupart du temps par une saccade dans l'image. Certains projecteurs sont capable d'attenuer cette saccade avec un système de compensation de mouvement (aussi appelé MEMC). Si vous abusez de cette compensation, vous obtiendrez ce que l'on appelle l'effet 'soap opera' qui rend l'image un peu artificielle comme les séries télé des années 80.
Avec une sortie réglée sur 60 Hz, les contenus tournés à 24 images par seconde peuvent présenter des saccades, notamment lors des déplacements rapides. C'est ce que vous pouvez observer sur le rectangle blanc en haut de l'écran. Comme de nombreuses marques, XGIMI propose un système d'interpolation des mouvements sur trois niveaux. Une fois activé, il réduit nettement ces saccades, mais le réglage maximal peut donner un aspect artificiel à l'image. Habituellement, le niveau intermédiaire me suffit ; ici, je trouve qu'il faut pousser le système au maximum pour obtenir le résultat le plus fluide.
Il existe un mode « Cinéma » censé respecter la cadence de 24 images par seconde, mais dans mes essais, il ne donne pas le résultat attendu : les saccades restent très visibles.
Choix d'écran
Plus d’explications sur le choix d’écran
Un écran n'est pas toujours une nécessité pour un vidéoprojecteur, cela dépend du vidéoprojecteur choisi et de votre surface de projection.
J'ai testé de nombreux écrans que je détaille dans mon comparatif afin de vous aiguiller au mieux vers le type d'écran le plus adapté pour votre projecteur et votre budget.
Je vous explique les différences entre les écrans blancs, gris et ceux qui gèrent la lumière ambiante.
Comparatif écran de projection
Avec un projecteur à focale ultra courte, il vous faut un écran. Je suis habituellement moins catégorique mais avec la lumière qui vient d'en bas, la moindre irrégularité dans votre surface de projection va déformer votre image. Le choix du type de toile dépendra de votre utilisation. Si vous utilisez le projecteur dans l'obscurité totale, un écran blanc (même bon marché) peut convenir. Si par contre vous comptez l'utiliser dans une pièce lumineuse vous allez devoir utiliser un écran ALR.
Je vous montre ce que ça donne en réalité:
Si je prends la disposition suivante:
12
34
1 = écran blanc dans l’obscurité
2 = écran ALR dans l'obscurité
3 = écran blanc dans une pièce lumineuse
4 = écran ALR dans une pièce lumineuse
1 vs 2 : comme je l'ai démontré dans mes mesures, l'écran ALR abaisse le niveau de noir pour donner plus de profondeur à l'image et augmente le contraste perçu donc même dans le noir, l'écran ALR offre un avantage sur l'écran blanc. Il provoque une légère déviation des couleurs mais je vous ai partagé quelques réglages pour faire disparaitre ce problème un peu plus haut dans cet article.
3 vs 4 : l'image reste visible dans une pièce lumineuse mais l'image est fortement délavée avec l'écran blanc et c'est pire encore avec les scènes sombres où vous ne verrez presque plus rien. L'écran ALR limite la casse mais vous perdrez malgré tout en contraste.
Voici un exemple de la même image dans l'obscurité et puis dans une pièce éclairée avec un écran blanc:
Voilà, je pense qu'avec ça, vous comprendrez qu'un écran blanc n'est pas envisageable pour les scènes sombres dans une pièce lumineuse.
Les écrans utilisés:
Écran ALR motorisé NothingProjector 120 pouces : test / avis
Vevor.com
Speckle laser
Les projecteurs triple laser peuvent être plus sensibles au speckle, un phénomène qui se manifeste par un léger scintillement granuleux à l'écran. Il résulte des interférences de la lumière laser cohérente après sa diffusion par la surface de projection. Sa visibilité dépend notamment du projecteur, de la toile et des conditions d'observation. Les écrans blancs mats peuvent en limiter l'apparition, mais ils ne l'éliminent pas systématiquement. Certaines toiles ALR, grises ou à gain élevé peuvent au contraire le rendre plus visible. Le choix de l'écran mérite donc une attention particulière, surtout avec un projecteur triple laser.Avec l'écran NothingProjector que j'ai testé, j'ai observé très peu de speckle. Il a fallu examiner l'image de très près pour le distinguer. J'ajouterai une séquence consacrée à ce phénomène dans mon test vidéo. Tous les écrans ne se comportent pas de la même manière : certains rendent le speckle nettement plus visible que d'autres.
Effect arc-en-ciel (AEC)
Cette fonctionnalité n'est pour le moment pas active sur mon exemplaire de test.Qualité audio
Plus d'explications sur la qualité audio
J'utilise plusieurs types de morceaux musicaux pour illustrer la qualité sonore du projecteur mais le rendu sera toujours limité par le dispositif d'enregistrement. Comme j'utilise toujours le même appareil, vous pourrez comparer la différence sur la même base.
J'utilise régulièrement des chansons connues protégées par le droit d'auteur pour illustrer la qualité sonore d'un vidéoprojecteur. Il arrive donc parfois que YouTube décide de bloquer mes vidéos pour ces raisons. Vous pouvez dans ce cas écouter les bandes-son directement sur YouTube en espérant que YouTube n'ait pas complètement bloqué ma chaine.
Ce XGIMI Aura 3 Pro (comme le XGIMI Aura 3 Max) est équipé de 2 enceintes de type tweeters de 20 watts et 2 enceintes de type woofers de 20 watts pour une puissance totale de 80 watts. Ces enceintes sont comme d'habitude signée Harman Kardon. Le XGIMI Aura 2 était à l'époque le meilleur projecteur pour le son, je pense que cette nouvelle génération peut sans problème reprendre le flambeau avec de la puissance en plus. J'ai intégré une bande son de test dans mon test en vidéo, vous pourrez donc juger par vous même lorsque la vidéo sera disponible.
Cette configuration est comparable à une bonne barre de son et sa puissance est très largement suffisante pour une pièce de 20 m² comme la mienne. Je suis monté à 50/100 pour le volume et c'était déjà de trop pour mes oreilles, je n'avais pourtant pas encore de saturation.
C'est clairement un point fort de la gamme Aura 3!
Jeux vidéo
Plus d’explications sur les jeux vidéo
Pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions avec un projecteur, il faut que la latence soit basse. La latence c'est le temps de réaction entre l'appui d'un bouton de votre manette et la réaction à l'écran, cette latence s'exprime en millisecondes et est aussi appelée 'input lag'.
Je mesure cette latence avec un appareil spécialisé. Pour pouvoir jouer à des jeux rapides type FPS en réseau, il faut obtenir une latence inférieure à 30 ms. Pour les jeux où le temps de réaction est moins important, une latence inférieure à 100ms devrait pouvoir convenir à la plupart des situations.
XGIMI s'est imposé comme marque de référence pour le gaming avec un projecteur en proposant des projecteurs à latence faible mais aussi des projecteurs capables d'atteindre les 120 hz en 4k. Il y a également quelques fonctionnalités supplémentaires comme par exemple l'affichage d'une croix au milieu de l'écran pour mieux viser. On est donc ici dans le haut du panier en matière de performance en jeux.
J'ai testé ce projecteur avec ma XBOX Series X, vous retrouvez une section spécifique sur ce test dans ma vidéo.
Bugs rencontrés
XGIMI Aura 3 Pro ou XGIMI Aura 3 Max?
La différence principale entre ces deux projecteurs c'est la luminosité. Le Aura 3 Max est plus lumineux et offre une marge plus importante pour le contraste. A priori sur ces deux éléments, le choix du Aura 3 Max s'impose mais il faut regarder la situation dans son ensemble pour faire le bon choix.Un projecteur plus lumineux n'est pas forcément un meilleur projecteur, cela dépendra de comment vous voulez l'utiliser. Si vous comptez utiliser le projecteur dans l'obscurité totale par exemple, le Aura 3 Pro sera largement suffisant, même avec un écran ALR et même en refermant un peu l'iris.
Voici un petit résumé de ce que vous pouvez viser avec le Aura 3 Pro dans l'obscurité totale:
Iris 2: 150 pouces / 120 pouces (écran blanc gain 1 / écran ALR gain 0.6)
Iris 3: 140 pouces / 105 pouces
Iris 4: 120 pouces / 90 pouces
Ces chiffres devraient déjà pouvoir couvrir une utilisation assez large.
Si par contre vous voulez utiliser le projecteur dans une pièce éclairée, le Aura 3 Max sera plus adapté à condition de lui associer un bon écran ALR parce qu'un écran blanc va ruiner votre expérience. Je vous conseille d'utiliser mon calculateur pour vérifier la luminosité pour votre taille d'écran.
Le Max offre plus de luminosité et de contraste mais il est légèrement meilleur que le Pro sur la colorimétrie et la netteté.
L'écart de prix pendant la campagne kickstarter n'est pas très important mais ne perdez pas de vue qu'il vous faut aussi un écran.
Conclusion
J'avais vraiment apprécié le XGIMI Aura 2 à sa sortie. Je l'avais d'ailleurs gardé assez longtemps, ce qui est plutôt rare pour un projecteur que je teste. Mais le marché évolue tellement vite que XGIMI avait fini par prendre un peu de retard face à la concurrence.Avec les nouveaux XGIMI Aura 3 Pro et Aura 3 Max, XGIMI revient clairement dans la course en proposant deux projecteurs très performants sur presque tous les plans.
Vous trouverez toujours un projecteur capable de faire mieux sur un critère particulier. Certains offriront un meilleur contraste, d'autres une luminosité plus élevée ou une image encore plus précise. Mais la grande force de ces deux nouveaux modèles, c'est leur polyvalence. Ils sont bons, voire très bons, dans presque tous les domaines, sans véritable faiblesse majeure.
Si je reprends mes critères habituels pour évaluer la qualité d'image :
- La colorimétrie : c'est une des très bonnes surprises de ce test. La fidélité des couleurs est excellente et une calibration n'est pas vraiment nécessaire pour profiter d'une belle image. Même avec un écran ALR comme le mien, il est possible d'obtenir un très bon résultat avec seulement quelques ajustements.
- Le contraste : mes mesures sont inférieures aux valeurs annoncées par XGIMI, mais le contraste reste très solide. Le système de gestion dynamique du laser, le DBLE, fonctionne également très bien, y compris dans les scènes avec des sous-titres, ce qui n'est pas toujours le cas chez la concurrence.
- La luminosité : ici aussi, les valeurs que j'ai mesurées sont assez éloignées des chiffres annoncés. Mais il faut relativiser : la luminosité disponible reste largement suffisante pour alimenter un écran de grande taille (140-150 pouces dans l'obscurité), sans devoir sacrifier la qualité d'image.
- La netteté : elle est excellente, du centre jusqu'aux bords de l'image. C'est un point particulièrement important sur un projecteur à ultra courte focale. Je trouve que la netteté du Titan Noir Max est meilleure mais c'est un projecteur dans une autre gamme de prix.
- Le MEMC : je suis un peu plus mitigé sur ce point. L'interpolation d'image fonctionne, mais j'ai dû pousser le réglage au maximum pour faire disparaître les saccades. J'aurais préféré obtenir un résultat aussi fluide avec un réglage moins agressif.
- Le speckle : XGIMI semble avoir très bien maîtrisé ce problème souvent associé aux projecteurs laser RGB. J'ai pu en apercevoir, mais uniquement sur une zone très limitée de l'image. Attention cependant, la perception du speckle dépend aussi de la surface de projection. Si vous êtes sensible à ce phénomène, le choix de l'écran est donc important. Une toile adaptée, comme celle que j'ai utilisée pour ce test, peut contribuer à réduire le risque.
Au final, la qualité d'image est incontestablement l'un des principaux points forts de ces deux projecteurs. Et il reste probablement une petite marge de progression avec les prochaines mises à jour du firmware.
Mais ces Aura 3 Pro et Aura 3 Max ne se limitent pas à leur qualité d'image.
Je pense notamment à l'expérience en jeu vidéo, avec une faible latence et la prise en charge de fréquences de rafraîchissement élevées. Ce sont deux atouts intéressants pour ceux qui souhaitent aussi utiliser leur projecteur avec une console ou un PC.
La partie audio mérite également d'être soulignée. Avec leurs doubles tweeters et woofers, ces projecteurs offrent une restitution sonore de qualité, suffisamment convaincante pour ne pas devoir immédiatement investir dans un système audio externe.
Est-ce que tout est parfait ? Non, évidemment.
Je n'ai pas rencontré de problème majeur pendant mes tests, mais j'ai tout de même identifié quelques points qui mériteraient d'être corrigés ou améliorés dans les prochaines versions du firmware.
- La colorimétrie varie avec la fermeture de l'iris, avec une dérive particulièrement visible sur le réglage F5. C'est dommage, car l'iris permet justement d'adapter le contraste et la luminosité aux conditions de projection.
- Le mode cinéma 24p ne fonctionne pas encore. C'est un point à surveiller pour ceux qui recherchent une restitution fidèle de la cadence des films.
- L'option anti-RBE ne semble pas encore opérationnelle. Il faudra voir si une mise à jour permettra de corriger ce problème.
- Le mode de couleurs Vivid génère beaucoup de dithering et davantage de speckle. Ce n'est toutefois pas très gênant à mes yeux, car je ne vois pas vraiment l'intérêt d'utiliser ce mode, surtout au regard de l'excellente colorimétrie obtenue avec les modes plus fidèles.
Aucun de ces points ne remet fondamentalement en cause mon appréciation globale de ces projecteurs, mais ils méritent d'être signalés. J'espère que XGIMI pourra en corriger une partie dans les prochaines mises à jour.
Comme je ne peux pas modifier une vidéo après sa publication, ce blog restera la référence pour les évolutions futures.
Et pour terminer, parlons du prix. Si lisez ce test pendant la campagne Kickstarter, je vois difficilement ce que vous pourriez trouver de plus complet dans cette gamme de prix.
Attention, cela ne veut pas dire que les Aura 3 Pro et Aura 3 Max sont des projecteurs bon marché. Ils représentent un investissement important, mais au regard de leurs performances, de leur polyvalence et de leur équipement, leur positionnement tarifaire est particulièrement compétitif.
Il faudra évidemment réévaluer ce rapport qualité-prix une fois la campagne terminée, en fonction des tarifs réellement pratiqués et de l'évolution de la concurrence.
Mon bilan est donc très positif. XGIMI revient avec deux projecteurs qui ne cherchent pas uniquement à battre des records sur une fiche technique, mais qui proposent une expérience globale particulièrement aboutie. Et c'est finalement ce qui me semble le plus important pour un projecteur destiné à être utilisé au quotidien.



















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